• FEMME CIEL pièce-poème pour l’autre scène (notes)

    O

    La femme ciel

    origine de la parole

     

    Dans le rond de la bouche (1)


     Femme ciel /pas une ôde à la femme/la femme comme un fragment une particule un élément /

    elles sont femme/arabe /iranienne/française (bretonne dira la française)/particularités qui participent à leurs singularités /mais surtout elles écrivent elles écrivent de la poésie /elles sont femmes dans la chaire de leurs mots/elles sont chaire de leurs mots /dans le corps de leurs poèmes/leur peau (comme du papier) brûlent sous la caresse le coup le manque l'ivresse/dire cela/ce qu'elles écrivent/ disent/ car ce que leurs poèmes ont de commun (entre autre) c'est l'oralité/ dire cela donc : un acte de résistance/

     

    Réunion de ces bouches/

     

    Dans le rond de la bouche /

     

    convocation de ces voix/ une seule voix / 

     

    Je me fonds dans toutes les femmes (2)

    m'efface pour devenir chacune d'elles

     

     le monde d'une voix (3)

     

     La femme ciel 

     

    après

     

     la lettre en forme d'homme 

     

    (ou l'inverse)

     

    Etre femme  bien souvent encore c'est être à terre dans un monde qui se révolutionne : Etre de résistance/

    La poésie/leur poésie : la voix la plus intime qui dit l'être dans sa totalité /fragmentation/son identité immanquablement errante/l'être comme particule qui se joint s'unie au  tout /le tout être/le tout autre/

      Un choryphée/sans son choeur/ou invisible le choeur/dit les paroles de ces absentes : Le long poème tissé des paroles de ces poétesses /ces mots en chaire/là dans le présent du théâtre dans l'être de cette actrice : bouche, ventre, souffle... / 

     

     Ma bouche

    est une fontaine coulant de plaisir

    le cantique

    du coeur

    et de la chaire (4)

     

    /Assise à la table des mots/debout derrière un pupitre chante le chant d'avant le poème/dans l'espace donc traduit le poème dans son corps/ danse la poésie non-traduite / Et puis une poétesse présente sur le plateau qui lit dans sa langue maternelle:le projet appelle cette présence/

     Cela parle de leurs voyages à ces écrivantes / des nôtres/ de la mémoire de nos voyages/ là-bas au sud/ ici dans nos chaires/

     Cette traductrice donc/Hermès/comme L'ange des « ailes du désir »/perçoit/Distingue/Restitue ces voix/et aussi le silence/ Et aussi (en complicité) l'architecture sonore du créateur son/ entre ou pendant la voix du choryphée :bruissements, essaim de voix féminines en arabe(s)/voix des poétesses /Voix de ces autres anonymes/jusqu'à la mélodie (presque) parfois/ comme le murmure le brouhaha des voix humaines est (parfois) de la musique/

    Et puis mettre en scène/Nudité (ou presque) du plateau/on l'a compris le texte d'abord/d'autres éléments peut-être on verra quel attraction d'éléments scéniques ?/ on verra/on fera cela ensemble/ Ta bouche/ouvre des puits »

     

    Et

     

    « Nous pûmes toi et moi/marcher sur la terre »/ 


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